Classique

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Le dernier jour d'un condamné

Ce livre est souvent mal jugé. Je ne saurais dire si c'est de par sa faible épaisseur ou son sujet dérangeant. Pourquoi dérangeant ? Je vous rappelle que ce livre traite d'un prisonnier qui atteint de rejoindre l'échafaud et de mourir. Aujourd'hui, ce type de sujet est fréquent dans la littérature. Mais à l'époque de Victor Hugo, c'est exactement le type d'ouvrage qui dérange. Je pourrais débattre durant des heures entières de la littérature du XIXème siècle et la situation socio-politique de l'époque... Donc passons ! Tout d'abord, un petit portrait de cet auteur si prolifique :

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plutôt flippant....

Résumé : Le livre se présente comme le journal qu’un condamné à mort écrit durant les vingt-quatre dernières heures de son existence dans lequel il relate ce qu’il a vécu depuis le début de son procès jusqu’au moment de son exécution, soit environ six semaines de sa vie. Ce récit, long monologue intérieur, est entrecoupé de réflexions angoissées et de souvenirs de son autre vie, la vie d’avant. Le lecteur ne connaît ni le nom de cet homme, ni ce qu’il a fait pour être condamné, mis à part la phrase : « moi, misérable qui ai commis un véritable crime, qui ai versé du sang ! ». L’œuvre se présente comme un témoignage brut, à la fois sur l’angoisse du condamné à mort et ses dernières pensées, les souffrances quotidiennes morales et physiques qu’il subit et sur les conditions de vie des prisonniers, par exemple dans la scène du ferrage des forçats. Il exprime ses sentiments sur sa vie antérieure et ses états d’âme…

Critique : Mais qui suis-je pour critique un monument de la littérature.... Personne, c'est clair :) Et, de toute façon, je n'ai rien à dire sur ce livre. Tout est parfaitement pensé. Dès les premières pages, on découvre le quotidien difficile de ce condamné à mort. Ces dernières pensées sont angoissantes, terrifiantes et aveuglantes. Je ne sais pas comment expliqué ce que j'ai ressenti à la lecture... C'est comme si les questionnements de cet homme prenait le pas sur tout, même sur sa condamnation. Pour tout vous dire, on oublie vite l'absence de nom ou d'informations sur le personnage. Tout ce qui compte ici, c'est de savoir ce qu'il pense :) Au fil des pages, on se place clairement du côté du prisonnier. On ne sait pas ce qu'il a fait, on ne sait presque rien de lui et pourtant, on se place avec lui et contre la peine de mort. C'est un sentiment assez bizarre, un remue-ménage de nos convictions ou de nos sentiments. On peut croire à la justice et voir notre foi en celle-ci remise en question...

« Se laver les mains est bien, empêcher le sang de couler serait mieux » est une magnifique phrase de Victor Hugo. Je pense que chacun s'en sert à sa manière. Chacun peut y voir sa propre interprétation. Pour ma part, j'y vois un playdoyer contre la justice. Certes, il est important de condamner un criminel, de le punir pour ses fautes. Mais ne serait-il pas préférable d'étouffer les crimes avant qu'ils ne soient commis ? 

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Mise en scène au théâtre

Enfin, on observe tout au long du texte, un homme qui est présenté comme un criminel.... Mais cet homme est bien plus humain que les hommes qui l'accompagnent au fil des heures. En découvrant sa vie, au travers de souvenirs, on en apprend de plus en plus sur un humain comme les autres et on finit par en vouloir au jury qui a rendu ce verdict si fort. 

Pour conclure, je ne dirais qu'une chose : si vous ne l'avez pas lu, lisez-le !